Les entreprises
L’intervention des entreprises sur le marché financier répond à trois objectifs principaux qui découlent des caractéristiques propres à la firme.
C’est tout d’abord la mise en Å“uvre d’une politique boursière qui se concrétise par le soutien et/ou la régularisation des cours des titres émis par l’entreprise:
- au plan des actions, la société cotée doit d’une part se défendre contre l’appétit d’autres investisseurs intéressés par le ramassage de titres dépréciés, de l’autre donner des satisfactions à son actionnariat, notamment dans la perspective d’une opération financière ultérieure;
- en ce qui concerne les.obligations, la société cotée doit rechercher une amélioration de son ratine, en visant parallèlement une gestion optimale de sa trésorerie (rachat de ses propres titres), pour autant que le contrat d’émission le permettre.
C’est ensuite l’utilisation des opportunités qu’offre la bourse pour faciliter un processus de croissance externe: investissement ou désinvestissement dans le cadre de la constitution, du renforcement ou du remodelage d’une structure de groupe.
C’est enfin l’expression d’un emploi de liquidités, le placement pur et simple sur le marché financier en alternative au placement sur le marché des titres de créances négociables se révélant un support approprié à la gestion d’une partie de la trésorerie:
- caractérisée tant par la faiblesse de l’investissement productif que par le moindre attrait des comptes à terme, la période récente a vu le développement des placements des entreprises sur les marchés, alors que précédemment ces opportunités, inexistantes, mal connues ou considérées comme exagérément risquées, n’étaient mises à contribution que dans une très faible mesure,
- souscription à des SICAV et FCP de trésorerie, achats directs de titres sur le marché, conclusion d’opérations “à réméré “, “portage “, de coupons, etc., toute la panoplie des placements financiers de trésorerie est désormais utilisée par les entreprises, à l’affût de l’exploitation de tout créneau fiscal ou juridique permettant de rentabiliser et sécuriser la gestion de leurs excédents.
Dans ce processus permanent de sophistication, quelques groupes puissants se dotent d’une société financière captive qui les autorise à démultiplier leur action sur tous les fronts de la gestion, et leur ouvre l’accès à tous les marchés de capitaux, facilitant ainsi les arbitrages entre eux. D’autres participent même de façon significative au tour de table de banques “d’arbitrage” ou “de trésorerie “.