Les transports

Written on 4 mars 2008 – 11:23 | by admin |

La SNCF

Si, depuis sa création en 1937, la SNCF s’est trouvée dans la même situation que les autres grands émetteurs, avec des modalités d’emprunt déterminées par les conditions du marché et les Pouvoirs publics, l’histoire de l’établissement est marquée par de nombreuses innovations sur le plan des techniques de financement.

Après la période de reconstruction du réseau financée par des subventions de l’Etat, des prêts du Fonds de Développement Economique et Social et des crédits bancaires à moyen terme, la SNCF lance dès 1951, les bons à lots kilomètres. L’originalité de la formule, encore pratiquée aujourd’hui, devait ouvrir la voie aux emprunts indexés. Souscrits au guichet titres de la SNCF et remboursables à l’expiration d’une période relativement courte (5 ans puis 10 ans), les bons ne sont productifs d’intérêt qu’à un taux très inférieur à celui du long terme. En contrepartie, ils participent à une loterie ouvrant droit à un certain nombre de kilomètres gratuits en chemin de fer (coupons de voyage kilométriques CVK). Ces titres dont la cotation en bourse a été rétablie en 1974 sont appréciés non seulement des petits porteurs, mais également des investisseurs qui y trouvent une certaine protection contre l’érosion monétaire sans qu’ils représentent pour autant une charge financière lourde pour l’émetteur.

Par la suite, la SNCF devait expérimenter diverses formules d’emprunts indexés jusqu’en 1958, puis, au cours des années 1960, des emprunts comportant des échéances pluriannuelles de remboursement, à des prix croissants et au gré du porteur, précurseurs des actuels emprunts à fenêtres. Les travaux de la Commission Leca devaient conduire la SNCF, comme bien des émetteurs, au retour à un certain classicisme, sans qu’elle renonce pour autant à tirer parti de toutes les opportunités offertes pour affiner la gestion de sa dette et en aménager l’échéancier de remboursement. La variété des émissions récentes en témoigne amplement.

Présente sur le marché international des capitaux depuis 1967, la SNCF y a multiplié les opérations ainsi que sur le marché intérieur américain à partir des années 1974 et 1975, son contrat de programme avec l’Etat prévoyant explicitement dès cette époque le recours au financement sur les marchés étrangers pour la couverture d’une partie de ses investissements.

La RATP

Après l’achèvement, il y a quelques années, des grandes opérations d’investissement subventionnées à 100 %, les capitaux d’emprunt à long terme représentent une part prépondérante des ressources de l’établissement. Outre les prêts consentis par la Région 11e de France, la Caisse des Dépôts ou d’autres institutions, la RATP doit se tourner davantage vers le marché financier français devenu son principal créancier à partir de 1982, et accessoirement vers l’extérieur.

Related Posts

Put your related posts code here

Laisser un commentaire

Recherche :