Moyen d’organiser la liquidite de l’epargne investie a long terme
La seconde fonction du marché financier, complémentaire de la première, consiste à prémunir contre le risque d’immobilisation une épargne qui hésiterait à s’engager si elle n’était rassurée sur sa faculté de redevenir liquide.
En permettant l’ajustement de l’offre et de la demande des titres, les mécanismes boursiers répondent à cette attente. En effet, les placements sur le marché financier présentent par rapport à d’autres types d’investissement, notamment en actifs réels, l’avantage d’être, en principe, immédiatement mobilisables le détenteur d’un titre coté en bourse a ipso facto la possibilité de le vendre à un autre investisseur.
La liquidité du marché d’un titre suppose que les intervenants soient en mesure de trouver une contrepartie à leurs opérations. Or, cela n’est possible que dans la mesure où le marché est suffisamment large: il faut dès lors qu’il existe une quantité importante de titres en circulation mis à la disposition du public (” flottant”) et que le volume quotidien des transactions soit assez étoffé pour permettre des échanges qui n’entraînent pas systématiquement des fluctuations erratiques des cours.
La liquidité générale du marché est classiquement facilitée par le rôle tenu par certains investisseurs institutionnels telle la Caisse des Dépôts. Disposant d’importants portefeuilles de titres français et d’excédents structurels de trésorerie, ils sont en mesure d’assainir rapidement un marché perturbé par une surabondance de liquidités ou un excès de titres.
La mise en place progressive de la fonction de contre partisse contribue également, au moins dans des circonstances normales de marché, à améliorer la liquidité de celui ci.
Sur un marché financier, le risque de liquidité est toutefois d’autant plus important que les opérateurs sont concentrés et les valeurs traitées peu nombreuses ou présentant des caractères homogènes. Aussi, l’institutionnalisation des marchés génère t elle davantage de volatilité.