Le risque obligataire
Le risque obligataire résulte des fluctuations du portefeuille à court et moyen terme. La rentabilité d’une obligation à 15 ans serait totalement dénuée d’incertitude si, et seulement si, l’investisseur ne se préoccupait pas de la valeur de son placement avant l’échéance de remboursement, et s’il pouvait réinvestir avec certitude les coupons futurs au même taux que celui de l’obligation. Ce cas de figure est purement théorique.
D’où la nécessité d’étudier l’ajustement de la valeur boursière d’une obligation au taux d’intérêt du marché. Dans une première approximation, on peut rappeler le comportement des obligations à taux fixe : les mécanismes du marché assurent que lors d’une hausse de taux, la valeur d’échange d’une ancienne obligation va baisser afin que le coupon servi fixe en valeur absolue, fournisse à l’investisseur un rendement comparable à celui des obligations nouvellement émises au taux du marché.
Les titres apparaissent d’autant plus volatils que leur maturité est lointaine et leur taux de coupon élevé. De ce fait, le gérant qui prévoit une baisse des taux d’intérêt aura pour objectif d’accroître la volatilité de son portefeuille afin de réaliser de fortes plus values. En prévision d’une hausse, il le rendra au contraire moins volatil.
En fait, le marché obligataire s’est enrichi d’instruments qui ne permettent plus de l’assimiler à un simple marché des valeurs à revenu fixe. Ainsi devra t on prendre en considération d’autres éléments de réflexion:
- évolution implicite de l’index pour les emprunts indexés;
- marges sur les emprunts à taux variable;
- appréciation du niveau des taux aux dates d’option pour les emprunts à sorties optionnelles, etc.
On notera également que la répugnance des investisseurs à encaisser le coupon conduit à une désaffection pour les titres près de l’échéance de celui ci, ce dont peuvent profiter des investisseurs indifférents à la question ou à la recherche de crédit d’impôt.