Les regles de cotation

Written on 28 février 2008 – 15:16 | by admin |

Les autorités de tutelle ont traditionnellement des moyens pour faire face aux déséquilibres entre l’offre et la demande sur une valeur, ainsi que la possibilité d’une action préventive:

des écarts de cours maximaux sont fixés a priori et de façon permanente, pour éviter de trop fortes variations d’une bourse à l’autre. Cette procédure est plus spécialement adaptée aux cotations de type “fixing” mais soulève quelques difficultés d’application dans un marché continu, plus sensible;

un coefficient réducteur peut être appliqué aux ordres, de façon à coter avec échanges de titres même en cas de déséquilibre, et éviter ainsi des variations trop brutales voire une impossibilité de coter;

la cotation par boîte (centralisée à la SBF) peut être utilisée exceptionnellement pour surveiller le marché d’une valeur, notamment à l’introduction de celle ci. Elle est évidemment à l’opposé d’un marché continu décentralisé;

la suspension de la cotation peut même être décidée de façon à laisser à l’ensemble du marché le temps d’être informé d’un événement significatif pour la vie du titre, et bien souvent parallèlement aux autorités de tutelle celui de trancher sur un dossier qui leur a été soumis (en cas de cession de majorité par exemple).

Ces procédures sont évolutives et leur application traditionnellement controversée en raison des implications juridiques et financières qu’elles comportent notamment en cas de suspension prolongée de la cotation.

Le débat s’est enrichi avec le développement du marché continu qui génère parfois des écarts sensibles dans des marchés peu actifs et a conduit à maintes retouches techniques.

Plus importante encore est la question clé des “coupe circuits” (circuit breakers) qui concerne l’ensemble d’une place financière ou tout au moins ses valeurs phares et dont l’intérêt est apparu clairement à la suite du krach d’octobre 1987, à l’occasion duquel l’interconnexion des marchés de capitaux a provoqué des réactions en chaîne regrettables.

L’objectif poursuivi est alors d’éviter les mouvements purement spéculatifs ou dont l’origine est le simple instinct grégaire des opérateurs (ou des ordinateurs préprogrammés). A côté des restrictions techniques, toujours désagréables, la maturité des opérateurs, l’organisation astucieuse du marché et la présence discrète des autorités monétaires pour restaurer une liquidité défaillante constituent des moyens d’atténuer une crise boursière qui ne sauraient cependant se substituer à des mesures d’autorité, telles que des variations d’appel de marge ou la fermeture pure et simple d’un marché.

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