Les grandes institutions financières

Written on 4 mars 2008 – 11:24 | by admin |

Le Crédit National

Emprunteur depuis sa création en 1919, le Crédit National a d’abord lancé pour le compte de l’Etat, des emprunts gagés par des inscriptions budgétaires, dans le cadre de sa mission de financement de la réparation des dommages de guerre.

Dès 1932, il émettait sous sa propre signature pour le financement de ses prêts. Ce n’est toutefois qu’après la guerre que ces opérations se sont développées, sous la forme d’emprunts à lots, appréciés par les petits porteurs. Cependant, le privilège des lots, partagé avec un petit nombre d’émetteurs, notamment le Crédit Foncier, devait être abandonné en 1971, en même temps que les relations entre le Crédit National et l’Etat étaient modifiées: un système simple de bonification forfaitaire portant sur les encours des emprunts émis est alors mis en place, rendant nécessaire un ajustement plus fin en durée et en taux entre les emplois et les ressources de l’établissement.

En 1983, le Crédit National a logé ses interventions pour le compte de l’Etat sur la tête d’une nouvelle entité, la Caisse Française de Développement Industriel (CFDI), filiale à 99% qui est venue pour la première fois sur le marché obligataire en janvier 1984, avec la garantie de l’Etat.

Depuis plus de dix ans, le Crédit National a principalement émis des emprunts de forme classique et à taux fixe, les plus adaptés au financement de ses prêts les plus courants. Il a cependant montré de façon ponctuelle son attachement à réaliser des opérations innovatrices, très remarquées par la communauté financière, tendance qui est appelée à se développer depuis que l’institution s’est immergée dans le secteur concurrentiel.

Enfin, on doit souligner que les interventions sur le marché international des capitaux qui, pour la plupart des grands émetteurs sont assez récentes, remontent, en ce qui concerne le Crédit National, aux années 1970, avec des emprunts en unité de compte européenne.

Le Crédit Foncier de France

L’histoire de la politique de refinancement du Crédit Foncier de France comporte à maints égards des points communs avec celle du Crédit National.

Emetteur traditionnel sur le marché obligataire, très prisé des petits épargnants, le Crédit Foncier a, lui aussi, utilisé massivement la technique des emprunts à lots pendant la période où le Trésor les a autorisés.

S’il développe aujourd’hui le recours aux emprunts directs constitués essentiellement de concours à taux réglementé apportés par la Caisse des Dépôts et le système bancaire sous l’égide du Trésor, il reste un émetteur répétitif important sur le marché obligataire domestique, ce qui lui permet d’adosser ses engagements à long terme à des ressources de durée équivalente.

Sur les marchés étrangers et international, il réalise avec la garantie de la République Française de multiples opérations permettant une large diversification des techniques et des monnaies d’emprunt.

Le Crédit d’Equipement des PME (CEPME)

Constitué dans sa forme définitive avec effet rétroactif au 1e janvier 1980, le CEPME est issu du regroupement d’activités de la Caisse Nationale des Marchés de l’Etat, de la Caisse Centrale de Crédit Hôtelier Commercial et Industriel et du Groupement Interprofessionnel des Petites et Moyennes Entreprises, et a repris à cette occasion les emprunts contractés précédemment par le Crédit Hôtelier, ainsi que les deux emprunts GIPME.

Face au développement rapide de son activité à court, moyen et long terme, il a dû compléter en 1981 ses ressources par un appel massif au marché monétaire, et en 1982 par d’importantes opérations en devises. Il a désormais pour objectif d’améliorer sa structure de financement en donnant à nouveau la préférence aux ressources à long terme collectées sur le marché français.

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