Capitalisation bourserie
La capitalisation des bourses françaises (Paris et les six places régionales) dépend des deux paramètres que sont le volume des titres en circulation et l’évolution des cours, eux mêmes liés directement ou indirectement à celle des taux d’intérêt.
Le développement des émissions obligataires dans un contexte de baisse des taux (1979 à 1981 faisant exception) s’est traduit par une spectaculaire progression, année après année, de la capitalisation des valeurs à revenu fixe qui double tous les trois ou quatre ans au cours de la période.
Moins affectée par le marché primaire, la capitalisation des valeurs à revenu variable intègre et amplifie l’événement ou la décision politique: remontée des cours après les législatives de 1978 dans la foulée de la loi Monory, chute brutale à l’arrivée de la Gauche au pouvoir en 1981, prolongée par les radiations consécutives aux nationalisations de 1982, reprise spectaculaire en 1983 suivie d’une hausse quasiment ininterrompue pendant trois ans. Le haut niveau des cours, les apports de capitaux sur le marché primaire et le début des privatisations concourent à établir des records en 1986. La cassure de l’automne 1987 montre une nouvelle fois la corrélation entre les taux d’intérêt et les cours des actions; son impact à moyen terme est moins important qu’on ne l’avait redouté à chaud.
Le montant de la capitalisation boursière des valeurs est un miroir grossissant de l’intérêt économique du marché secondaire dans la mesure où:
- la cotation simultanée d’une société mère et de sa filiale conduit à additionner des actifs au lieu de les consolider;
- une part significative du capital des sociétés a vocation à rester durablement immobilisée dans les portefeuilles dès lors qu’elle concourt à obtenir le contrôle de la société. Seule la part détenue par le public (”flottant”) s’échange en bourse régulièrement;
- certains emprunts obligataires sont gelés dans des portefeuilles institutionnels.
Dans ces conditions, l’analyse de la capitalisation boursière est complétée utilement par celle des transactions.