Marché au comptant, marché a terme, marché d’options et de futures
Les grands marchés, qu’ils portent sur des capitaux ou sur des marchant ses, offrent aux opérateurs la possibilité de dénouer leurs opérations sur. champ (marché “spot”) ou à un terme plus éloigné dans le temps. Les bous ses de valeurs n’ont pas échappé à la règle et permis aux investisseurs d’acquérir ou de céder des titres au comptant ou à terme.
Dans le cadre de la modernisation du marché financier français, il importait, avant d’entamer les étapes de la “dématérialisation” et de la création du marché continu, de simplifier une construction que le temps avait peu à peu rendu inadaptée.
Plusieurs raisons militaient pour instaurer l’unicité, sur la base d’un marché à règlement mensuel, de la cotation des valeurs jusqu’alors simultanément cotées au comptant et à terme:
- le souci de supprimer l’anachronisme que constituait la coexistence de deux cours différents pour une même valeur et à un même instant ; l’écart des cours était le plus souvent préjudiciable au public sur le marché au comptant et la dualité des marchés se traduisait par une inutile et archaïque complication de fonctionnement et d’utilisation;
- la nécessité d’engager les bourses françaises de valeurs dans la voie d’une meilleure efficacité et d’un plus large attrait; l’unicité de la cotation pour une valeur donnée était un préalable pour la mise au point progressive d’un marché continu plus largement ouvert sur l’extérieur;
- enfin, le choix en faveur d’un marché à règlement différé pour les quelque 250 valeurs les plus actives de la cote, de préférence à un marché au comptant, a été opéré en raison de l’extrême souplesse d’utilisation et de fonctionnement qu’offre ce type de marché et de l’expérience éprouvée qu’en ont les opérateurs français.
Entrée en vigueur le 23 octobre 1983, la réforme a fait que désormais chaque valeur n’est cotée que sur un seul des quatre marchés: marché à règlement mensuel (ex marché à terme), marché officiel au comptant, second marché, marché hors cote.
Elle ne touche en pratique que le marché à terme qui, sous sa nouvelle dénomination marché RM, à part la recevabilité et l’exécution des ordres, conserve la plupart de ses anciennes caractéristiques:
- période de liquidation mensuelle dite période RM;
- négociation par quotités de titres;
- couverture des ordres;
- règlement et livraison en fin de période RM dans le cadre d’un compte de règlement mensuel;
- faculté de dénouement de l’opération par une opération de sens contraire pendant la même période RM;
- faculté de report d’une période RM à la suivante.
Une possibilité de règlement immédiat (RI) est toutefois laissée aux donneurs d’ordres, sur spécification expresse de leur part, moyennant le décompte d’une commission dite de règlement anticipé.
Toutefois l’ouverture du marché des options négociables de Pans (MONEP) et l’institution d’un marché de contrats d’indices boursiers ne laissent pas de faire apparaître à son tour le marché RM comme une anomalie dès lors que les classes d’option sont ouvertes sur les titres les plus actifs de celui ci.